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Cinquième fils du duc d’Orléans qui devient en 1830 roi des Français sous le nom de Louis-Philippe, Henri d’Orléans duc d’Aumale connaît l’étrange destin d’un prince royal qui traversa cinq régimes politiques et mourut quand la République se stabilisait en France. C’est surtout comme collectionneur que le duc d’Aumale a laissé son empreinte. Après une brillante carrière militaire, il s’exile à la chute de la Monarchie de Juillet. Il devient alors historien et amateur d’art. De retour en France après 1870, il restaure son domaine de Chantilly, héritage des Condé, pour y réunir son exceptionnelle collection d’œuvres d’art et de manuscrits. Membre de trois académies, le duc d’Aumale choisit de léguer son patrimoine à l’Institut de France, « un corps illustre qui échappe à l’esprit de faction, conservant son indépendance au milieu des fluctuations politiques ». L’Institut en est toujours dépositaire aujourd’hui.

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Galerie présentée par Nicole Garnier-Pelle

Commencée par le duc d’Aumale à l’époque où il vit en exil à Londres, régulièrement enrichie jusqu’à sa mort en 1897, la collection de tableaux conservée au château de Chantilly est considérée comme la plus importante en France pour la peinture ancienne, après celle du Louvre. Elle compte d’exceptionnels chefs-d’œuvre, comme « Les Trois Grâces » de Raphaël ou le manuscrit des Très Riches Heures du duc de Berry. Cette galerie iconographique offre modestement un aperçu de la diversité des œuvres que les visiteurs peuvent admirer au musée Condé, à Chantilly, à la place exacte que le duc d’Aumale avait choisie pour elles.
Il s’agit d’un magnifique exemple des Vierges de dévotion réalisées par Raphaël dans sa jeunesse, encore très médiéval dans son iconographie. Le pot de « tyriana » à l’arrière-plan est un remède contre les morsures de serpent, symbole du mal. Le tyriana et la pomme sont donc l’image du rachat du péché par le Christ.
Cette scène familiale montrant la Vierge tendant un voile au-dessus de son fils, est prétexte à évoquer le destin tragique de Jésus : ce voile symbolise traditionnellement le linceul du Christ.
François Clouet représente ici le cardinal de Châtillon selon une formule différente de ses dessins : le modèle est debout, à mi-corps, devant une tenture, richement vêtu, serrant son gant dans sa main droite.
L’artiste français le porte ici à des dimensions imposantes. Sous couvert de sujet mythologique justifié par la présence des personnages, c’est le paysage qui s’impose.
La peinture raffinée aux tons délicats de ce peintre inclassable du début du XVIIIe siècle inspire la mélancolie et la douceur de vivre.
Déesse de l’éternelle jeunesse dans le panthéon gréco-romain, Hébé était chargée de servir l’ambroisie qui garantissait l’immortalité aux dieux.
Ce tableau a été commandé en 1735 par le jeune roi Louis XV, pour sa salle à manger dite des retours de chasse à Versailles. C’est là qu’il invitait ses amis à déjeuner après la chasse à courre. Le tableau est aussi intéressant, parce qu’il nous renseigne sur les usages de table au XVIIIe siècle.
Le sujet est tiré de la Vie des hommes illustres de Plutarque : Stratonice épouse Séleucus Ier Nicator, roi de Syrie, mais Antiochus, le fils de son mari né d’un premier mariage, tombe amoureux d’elle au point d’en mourir.
Le voyage au Maroc reste le moment clef où le chef de l’école romantique se tourne vers l’orientalisme, frappé par la lumière, la couleur et le pittoresque de l’Afrique du Nord.
Le tableau représente la chasse au héron avec des faucons, une pratique réservée à une élite. Fromentin semble vouloir rendre de façon presque documentaire, mais non dénuée de poésie l’Orient qu’il a exploré et qui l’a fasciné.
Pièce remarquable à la fois par son origine royale et par la place qu’elle occupe dans l’œuvre de l’artiste, cette commode est datée de 1775
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