Fondation de l’Académie des sciences d’outre-mer

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Par l’Académie des sciences d’outre-mer


Créée par l’État en 1922 afin de favoriser la connaissance historique, géographique et scientifique des territoires du vaste Empire français, l’Académie des sciences coloniales devient en 1957 l’Académie des sciences d’outre-mer. Elle étend alors son domaine d’étude à l’ensemble du monde et, tout en assurant la conservation et la mise à disposition du plus important fonds d’archives dédié à l’histoire de la colonisation, développe des partenariats internationaux. Son centenaire est l’occasion de promouvoir sa vocation universelle, dans un monde secoué par les crises de la mondialisation.

L’Académie des sciences d’outre-mer a cent ans en 2022. Pour fêter son centenaire, l’Académie se tourne vers l’avenir. L’ouvrage Penser le monde de demain s’adresse ainsi à un large public  autour de questions essentielles pour notre planète : les mutations du paysage international, l’émergence rapide de nouvelles puissances économiques et politiques, le bouleversement démographique accéléré, les rapports entre les nations, la vulnérabilité malgré les progrès scientifiques et médicaux, la remise en question de la démocratie.

Partager le savoir, rechercher la paix

Les défis écologiques et la raréfaction des ressources naturelles sont source d’inquiétude. Pour l’Académie, le partage du savoir et la recherche de la paix entre les nations sont gage de progrès et de sécurité. L’Académie attache aussi beaucoup d’importance à la création artistique et littéraire, au développement de la francophonie, à la proposition de transcendance offerte par les religions.

L’Académie reste fidèle à la vocation qui lui avait été fixée dans un contexte radicalement différent, en 1922. À l’issue de la Première Guerre mondiale et dans ce qui constituait l’Empire français, il s’agissait de promouvoir le développement économique, un système de santé moderne, les actions de scolarisation et philanthropiques et le progrès des sciences et des techniques. Ces missions, notre compagnie les a adaptées, de manière radicale, en 1957, en les élargissant à l’ensemble du monde, tout en restant fidèle à sa devise fixée par Paul Bourdarie, son premier secrétaire perpétuel : « Savoir, comprendre, respecter, aimer ».

L’Académie des sciences d’outre-mer aujourd’hui

Aujourd’hui, l’Académie poursuit inlassablement l’étude des pays au-delà des mers sous tous leurs aspects, en y associant les personnalités françaises et étrangères les plus compétentes.

Composée de 275 membres, répartis sur l’ensemble de la planète, elle a noué des relations avec de nombreuses institutions françaises et étrangères (gouvernements, académies, universités, centres de recherche) en vue de contribuer à la connaissance et au développement de tous les pays d’outre-mer.

Établissement public administratif placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dont elle reçoit sa dotation annuelle, l’Académie a conclu en 2021 avec ce ministère un plan stratégique de cinq ans, visant à moderniser ses outils et productions scientifiques. Elle a créé et développe la bibliothèque Houphouët-Boigny, la plus grande bibliothèque française consacrée à l’outre-mer, dont elle doit numériser les collections et élargir son accès.

Elle vient de créer un Fonds de Dotation « SciencesDev – Sciences pour le développement » afin d’établir des partenariats de recherche avec des entreprises ou institutions sur des sujets précis, financés ou co-financés par ces partenaires.

Cosmopolitisme et diversité

L’académie a compté parmi ses membres des personnalités éminentes, dans de nombreux domaines, dont certains ont marqué l’histoire. Ont ainsi été à l’origine de l’Académie ou en ont été membres les présidents Albert Lebrun, Paul Doumer, Gaston Doumergue, plusieurs présidents du conseil, dont Albert Sarraut, et le Premier ministre Pierre Messmer, des maréchaux de France, tels Joseph Joffre, Hubert Lyautey, Philippe Leclerc de Hautecloque, des médecins comme David Bruce, Eugène Jamot, Albert Calmette, Alexandre Yersin, et des personnalités telles que Gabriel Hanotaux, son premier président, Louis Marin, Auguste Pavie, Georges Leygues, Étienne Dinet, Yves Guéna, Xavier Deniau, Alain Decaux, Félix Houphouët-Boigny, Léopold Sédar Senghor, Mario Soarès, Yves Coppens, Jean Leclant. Aujourd’hui, l’Académie compte parmi ses membres les présidents Abdou Diouf, Macky, Alassane Ouattara, mais aussi Claudie Haigneré, Catherine Bréchignac, Xavier Darcos, Jean-Robert Pitte, Thierry de Montbrial, Marc Gentilini. Elle élit en son sein des membres de tous pays, élargissant l’éventail déjà unique des spécialités scientifiques qui y sont représentées.

L’Académie témoigne, depuis l’origine, d’une intense activité de publication : revue « Mondes et Cultures », qui rend compte des séances publiques organisées par l’Académie, collection « Mondes et destins », ouvrages de référence consacrés à l’Indochine et à la Nouvelle-Orléans ou à l’Empire colonial dans la Grande Guerre. En cette année anniversaire, plus de vingt séances sont organisées sur les thèmes retenus dans le livre anniversaire, en faisant appel aux membres de l’Académie et à des orateurs français et étrangers. Le site de l’Académie http://ww.academieoutremer.fr fournit l’ensemble des informations relatives à notre compagnie ainsi que le contenu des séances passées et à venir.

À lire :

Académie des sciences d’outre-mer, Penser le monde de demain, Paris, Éditions du cerf, 2022

Crédits photos : 

Illustration de la page d’accueil : © France Mémoire / Archives de l’Académie des sciences d’outre-mer

Illustration du chapô : © France Mémoire / Archives de l’Académie des sciences d’outre-mer

Illustration de la notice générale : © France Mémoire / Archives de l’Académie des sciences d’outre-mer

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